La Virage, digne descendante de la lignée des Aston V8 fit son apparition publique au salon de Birmingham en 1988. C’était la première vraie nouveauté de la marque depuis 18 ans !  Son prix de vente particulièrement élitiste la réservait, tout comme ses ainées, à une clientèle d’amateurs fortunés, évitant toutefois les vedettes superficielles de la catégorie des supercars. Le PDG de l’époque, Victor Gauntlet, n’hésite pas quant à lui à qualifier la nouvelle Aston de plus importante nouveauté depuis la naissance de la marque !

La nouvelle Aston hérite d’une version profondément modernisée du vieux V8 à 90°. La conception de la culasse à 4 soupapes par cylindre et double arbre à cames en tête du V8 5,4L Aston est d’ailleurs confiée à la firme américaine Callaway Engineering, très expérimentée sur les V8 des Corvettes et des Ford. L’assemblage est toujours « of course » made in England, à la main s’il vous plaît. Aston Martin adopte également une injection électronique Weber et tire enfin un trait sur les carburateurs, aussi gourmands que polluants. Même nourrit au super sans plomb, le gros V8 british développe 330 bhp à 5300 tr/mn et un couple de 350lb/ft à 4000 tr/mn. Le moteur est à la fois plus coupleux et plus robuste, conforme à l’esprit US. La mécanique de la Virage est associée au choix à une boîte ZF à 5 vitesses manuelles ou à une transmission automatique à 3 rapports. Les performances de l’Aston Martin Virage, si elles n’ont rien d’exceptionnel pour une auto de 335 chevaux, permettent tout de même de voyager rapidement dans un grand confort. Le 0 à 100 est arraché en 6″, tandis qu’il lui faut un peu plus de 27″ pour passer le kilomètre.

L’Aston Martin Virage conserve la disposition historique du moteur en position longitudinale à l’avant et de la propulsion. Le gros V8 est le plus reculé possible pour procurer une répartition de poids homogène entre l’avant et l’arrière. Vraie nouveauté, l’Aston Martin Virage doit pourtant beaucoup au passé en ce qui concerne ses trains roulants. Ainsi, son châssis-plateforme est directement inspiré de celui de la V8, comme le prouve son empattement identique, mais il a été profondément revu grâce à des tests sur ordinateur au sein de l’institut de technologie de Cranfield. L’antique pont De Dion est également conservé, avec une barre de Watt pour les relier entre eux, mais il cède lui aussi à l’aluminium, tout comme les bras de suspension avant. Les combinés ressorts-amortisseurs sont fixés verticalement sur des bras pivotants, près des moyeux, Pour supporter les 2 tonnes en mouvement, les freins à disques sont imposants (330 mm devant et 284 mm à l’arrière) mais l’ABS n’est pas disponible, même en option. Le comportement de l’Aston Virage ne s’exprime réellement pas au mieux dans les… virages. Trop lourde (1790 kg), pas assez agile, elle ne joue pas vraiment la carte sportive, mais vraiment celle des grandes GT, telles que le coupé Mercedes 600, la BMW 850 ou la Jaguar XJR-S, toutes vendues moins cher mais beaucoup plus impersonnelles.

 

Vendue neuve au Luxembourg cette Aston-Martin n’a eu que deux propriétaires,

Dans une très belle combinaison British racing et intérieur cuir noir moquette verte, cette Virage est surement une des plus belles sur le marché.

Dotée de la boite manuelle  ZF 5 vitesses et des freins et suspension sport, elle est très agréable à conduire et procure beaucoup plus de sensations que les modèles standards et boite automatique.

Sortant d’une remise en état complète tôlerie et peinture, elle est en parfait état et fera le bonheur d’un amateur de la marque Aston-Martin.

 

Cette Virage est vendue, n’hésitez pas à revenir vers nous si vous êtes à la recherche d’un modèle similaire.