Véritables sportives d’exceptions aux performances exceptionnelles, la saga M débute avec un modèle devenu aujourd’hui très recherché par les collectionneurs : la BMW M1, dotée d’un six cylindres en ligne de 3,5 litres développant 277 ch. Avec sa ligne très raffinée dessinée par Giugiaro, elle fait tourner bien des têtes.

Le deuxième modèle BMW à être touché par la grâce de Motorsport GmbH est le coupé 635 CSI, reconnu pour ses moteurs somptueux et mélodieux, ses performances et son allure racée et élégante tracée par Paul Bracq. Ce coupé présenté initialement en version 3 litres et 3,3 litres en 1976, était le successeur de l’illustre lignée des coupés CS qui avaient marqué la première pierre de BMW dans le monde des GT. A l’intérieur, le coupé série 6 offre une position de conduite irréprochable et un tableau de bord dont l’ergonomie n’est plus à démontrer. Bien calé dans les sièges baquets en cuir, il ne vous reste plus qu’à réveiller le fauve qui est tapi sous le capot. En 1984 le coupé M635 CSI sort de l’anonymat et impressionne immédiatement la presse spécialisée par ses qualités et ses performances. Ce coupé aussi baptisé M6 sur les marchés export en fin de carrière, en impose avec sa ligne agrémentée d’appendices aérodynamiques utiles et esthétiques. Sur les versions européennes, on trouve en série les jantes standard des 635 CSi et E28 M5, chaussées en Michelin TRX. Néanmoins, beaucoup de M635 CSi ont reçu les jantes à rayons croisés en 3 parties au début, puis en une seule pièce.

Motorsport a repris la motorisation de la M1, le fabuleux six cylindres en ligne M88 de 3,5 litres à culasse 24 soupapes, en le retouchant légèrement au niveau de l’admission. Il ne s’agit donc pas de celui des plus sages 535i mais de celui de la M5. L’injection est désormais un système électronique Bosch Motronic. Ce sont donc 286 ch à 6500 tr/mn et 35 mkg de couple à 4500 tr/mn que développe la M635. La boîte de vitesses est la Getrag manuelle à 5 rapports, complétée par un autobloquant à 25%.

Ce respectable six cylindres en ligne qui affiche tout de même une valeur de 82,8 ch au litre distille une sonorité envoûtante dont l’amateur averti ne se lassera jamais. Pour en profiter au maximum, il est conseillé de rouler avec la vitre légèrement ouverte. A son volant, vous possédez là l’engin idéal pour voyager vite et loin sur les autoroutes. Bien entendu si le comportement, au demeurant excellent, est équilibré, avec ses 1530 kg à déplacer, le coupé M635 CSI sera moins à son avantage sur des petites routes sinueuses. Propulsion traditionnelle à moteur avant, le coupé M635 CSI affiche une répartition des masses idéale pour garantir un excellent équilibre dans le domaine du comportement routier. L’amortissement confié à Bilstein est identique à la M5 e28. Des barres antiroulis de 25 mm à l’avant et 19 mm à l’arrière complètent les modifications par rapport aux autres séries 6. La direction est à boitier à billes et certains exemplaires ont reçu en option la direction ZF Servotronic à assistance variable en fonction de la vitesse. Avec une vitesse de pointe de près de 260 km/h, malgré une aérodynamique dépassée, et le kilomètre départ arrêté en 26,4 secondes, le coupé M635 CSI n’est pas là pour amuser la galerie. En son temps, ce fut l’une des voitures préférée des journalistes essayeurs car à la différence des réalisations transalpines souvent plus prestigieuses, la BMW est capable de rester une GT utilisable au quotidien et fiable. C’est un coupé 2+2 qui s’apparente à une quatre places, qui possède un coffre classique relativement logeable et dont la souplesse d’utilisation moteur permet de rouler tranquillement aux allures modérées sans être obligé de jouer sans cesse du levier de vitesses. Concernant ce dernier, on ne saurait que trop louer sa précision et sa rapidité de passage qui contribue grandement au plaisir de la conduite d’un tel engin. Les BMW M635CSi/M6 ont des disques de freins de 300 mm à l’avant avec des étriers 4 pistons et des disques de 284 mm à l’arrière, le tout est complété par un ABS de série.

La seule évolution notable avant le restylage de M635CSi est un spoiler arrière légèrement redessiné pour 1986, de nouvelles jantes en une partie après que les premières jantes 3 parties aient posé des problèmes de qualité. L’option Shadowline apparaît courant 1986. Sous le capot, on note l’arrivée d’un nouveau moteur S38 pour les marchés export imposant le catalyseur. Bridé par le catalyseur, le S38 utilise un arbre à cames différent et un taux de compression abaissé de 10,5:1 à 9.8:1. La puissance descend à 260 ch (DIN). Le restylage intervient en juin 1987. Les boucliers sont modifiés pour s’harmoniser avec l’ensemble de la gamme e24 et de nouveaux phares et antibrouillards sont adoptés. L’intérieur cuir Nappa, standard sur les marché U.S.est monté en série pour l’Angleterre mais demeure une option très rare sur les autres M635CSI européennes.

 

Vendue neuve en Italie, puis importée il y a 10 ans au Luxembourg cette M635 est dans un état exceptionnel.

N’affichant que 67000 Km,

Plusieurs factures récentes suite à une longue immobilisation, comprenant échappement, train avant et arrière, circuit de refroidissement et de climatisation, pneumatiques Michelin TRX … démontrent un soin tout particulier par ses propriétaires Luxembourgeois.

Aucune corrosion n’est à signaler, le compartiment moteur étant toujours recouvert de sa couche de paraffine d’origine,

Intérieur cuir buffle en parfait état

Très belle carrosserie sans défaut.

Dotée de sa radio d’origine ainsi que du BMW Sound System,

Cette M635 est vendue.