C’est sous l’impulsion de Yutaka Katayama, alors président de Nissan US dans les années 60, que la marque Datsun allait développer et commercialiser une des sportives les plus diffusées de tous les temps.

Présentée le 22 octobre 1969 aux Etats-Unis, la Datsun 240 Z est vendue au prix ultra-compétitif de 3 526 dollars ! La demande explose à tel point que finalement même un an après, les modèles en occasions se vendaient plus chers que le neuf ! L’usine de production Nissan à Hiratsuka du augmenter ses cadences de production pour tourner jusqu’à 11 000 voitures par mois comparées aux 2 000 prévues initialement. La Datsun-Nissan 240Z sera le point de départ d’une  » success story  » puisque 10 ans après son lancement, Nissan aura produit 542 208 véhicules.

Aujourd’hui encore, Nissan perpétue cet tradition et esprit du  » Z  » avec éclat…

Les influences retenues par nos amis designers sont évidentes. D’ailleurs, eux même ne s’en cachent pas. Ce long capot n’est donc pas sans évoquer une des voitures de sport les plus célèbres de son époque : la Jaguar Type E.

A l’instar de Toyota et sa 2000 GT, Nissan va puiser dans sa banque d’organe existante pour motoriser son coupé sportif. Mais à la différence de son rival, Nissan va tout de même devoir travailler sérieusement sur son moteur. En effet, le six cylindres en ligne de 2,4 litres, avec un seul arbre à cames en tête à entraînement par chaîne, était basé sur celui de la Nissan Bluebird 510 de 1967 qui n’avait que… quatre cylindres ! Très classique de conception et alimenté par deux carburateurs SU, cette vaillante mécanique développe 150 ch SAE, ce qui correspond environ à 130 ch DIN.

La suspension avant à jambes de suspension et bras inférieurs et ressorts hélicoïdaux était comme celle de la berline, tandis que le système à jambes de suspension et bras inférieurs triangulaires fut emprunté à la Lotus Elan. Cette architecture offrant ainsi une combinaison à la conduite assez joueuse : le train avant est plutôt sous-vireur, rendant la Datsun facile à la conduite et le train arrière indépendant remet l’auto dans sa trajectoire. La combinaison de freins à disque à l’avant et de tambours à l’arrière n’était pas le point fort de cette 240Z.

La 240 Z s’est également forgé une forte réputation en Rallye, remportant en 1971 et 1973 le Safari Rally et en terminant 3eme du Rallye Monte-Carlo 1972, elle a su faire valoir ses qualités en terme de fiabilité et de robustesse, aujourd’hui encore elle fait partie des voitures choisies pour des rallyes d’endurance comme le Safari Historic, le Rallye du Maroc ou le Monte Carlo Historique.

La 240Z proposée à la vente est une version Gr3, entièrement restaurée et améliorée par Kronos Racing en Belgique, sortant juste de sa restauration elle n’a effectué que quelques kilomètres de mise au point.

La coque a été mise à nue entièrement, traitée et repeinte, les suspensions, freins, trains roulants ainsi que toute la mécanique ont été révisés.

Elle dispose d’un PTH FIA et est prête à prendre part à tous les évènements de véhicules historiques.