Présentée au salon de Genève en 1961, elle succède à la série des XK. La production s’étend de 1961 à 195 et se décline en trois modèles (cabriolet, coupé et 2+2), trois séries et deux éditions limitées.

La Type E, bien que rappelant la Type D du point de vue de sa ligne, est pour l’époque d’une conception très moderne.

C’est l’aérodynamicien Malcolm Sayer qui l’a dessinée sous le contrôle de William Lyons. Les évolutions et les modifications sont nombreuses tout au long de la vie du modèle, pour améliorer les performances, la sécurité, le confort, ou encore pour des questions de réglementation, son principal marché. L’abandon du moteur 6 cylindres en ligne en 1971 au profit d’un inédit moteur v12 Jaguar constitue l’une des modifications majeures.

En 1975, la Type E laisse la place à la XJS, moins sportive et moins chère à construire parce que fondée sur la plateforme XJ. 72 584 exemplaires de Type E seront produits1, constituant ainsi l’un des plus grands succès commerciaux de Jaguar. .

Conçue au départ comme une auto de compétition, évolution des D type,plus légére et équipée d’un moteur 6cyl.2,4L développé à 200cv.

Son nom était E type A1, le A pour caisse alu. Trois prototypes furent dessinés par Malcolm Sayer, en 1957 et 58. L’usine en décida la commercialisation en 1959 avec une version en acier plus « grand tourisme », la E.

Jamais une voiture de sport n’avait été tout à la fois aussi bon marché et rapide. La vitesse annoncée était de 240 km/h pour le modèle « presse ». La Jaguar Type E, d’une ligne rappelant la « D Type » n’était pas d’une conception complètement nouvelle : caisse autoporteuse monocoque avec un faux châssis en tubes carrés « Reynolds » à l’avant, c’était exactement le schéma des fameuses D de course. Quatre roues indépendantes, quatre freins à disques, une toute nouvelle suspension arrière dotée de quatre amortisseurs télescopiques avec ressorts intégrés et freins montés inboard contre le différentiel, le tout monté dans un berceau séparé

La Type E est une voiture compliquée, coûteuse à entretenir du fait de sa conception, mais qui offre des performances et une tenue de route inégalées pour son époque. Son système de suspension arrière a été utilisé sur beaucoup de Jaguar, des Type S aux XJ en passant par la XJS. En 1961, ce fut un engouement extraordinaire dès qu’elle fut exposée dans les salons. Les vedettes et personnalités de l’époque l’achetèrent immédiatement.

Le coupé rassemble, dans une voiture de sport, un interminable capot avec bossage central, un hayon arrière à ouverture latérale et un vaste espace pour les bagages alors que le cabriolet a, comme on pouvait s’y attendre, un coffre « symbolique ». Très rapidement un coupé 2+2 est ajouté à la gamme, avec deux petites places à l’arrière qui en faisaient presque une voiture familiale.

Les modifications portent sur l’esthétique ainsi que sur la partie mécanique, mais c’est surtout la mise en place du moteur v12 de 5,3 litres qui caractérise cette série, même si quelques exemplaires voient le jour avec la motorisation 6 cylindres XK. Le gros moteur nécessite une grille de radiateur surdimensionnée, mais ce modèle aura quelquefois des problèmes de refroidissement malgré tout. Ce bloc était très moderne pour l’époque rompant avec le classicisme des « longues courses » fonte des 6 cyl. Bien entretenu il s’avérait plus fiable. La douceur de fonctionnement dénotait par rapport au 6 cyl. et les reprises étaient très puissantes grâce aux 46 mkg de couple.

La série 3 est fondée exclusivement sur la version 2+2 à l’empattement allongé car la boîte automatique est maintenant offerte à la fois sur les roadsters et versions coupé 2+2. Les freins avant Girling sont maintenant ventilés. Le châssis long et la prise de poids, bien que le V12 ne soit pas plus lourd que le moteur XK, donnent un caractère plus civilisé mais encore « sportif » selon la conduite, surtout avec les rares versions en boîte mécanique, recherchées pour cela.

Cette Type E est une série 3 V12 avec carrosserie coupé 2+2, version rare équipée de la boite à vitesses manuelle ainsi que de la climatisation, repeinte une seule fois elle se présente en très bel état d’origine.

Matching color et matching number elle fait partie des rares voitures non modifiées, conservées amoureusement par ses propriétaires et jamais restaurée.

Cette Type E est vendue,