Signé par le bureau de design de Giugiaro, le style de la Maserati 3200 GT est en tout point somptueux. A l’avant, la ressemblance avec les feux de l’Aston Martin DB7 n’est sans doute pas fortuite. Le dessin général renoue avec la tradition des grandes GT chez Maserati. La crise pétrolière est derrière nous et les GT de luxe ont de nouveau le vent en poupe. Son nom de cette scène est un hommage à la 3500 GT, première Maserati construite en grande série. Affichant sa sportivité sans jamais tomber dans l’ostentatoire, cette vraie quatre places ne passe pas inaperçue.

A bord de la Maserati 3200 GT, la présentation raffinée séduit au premier contact. Cela a toujours été le leitmotiv des productions modénaises. Marque de fabrique, l’horloge à pendules est présente au centre de la planche de bord en cuir. Pour afficher les performances du monstre, le compteur de l’italienne est gradué jusqu’à 320 km/h. Les accoudoirs avant et arrière étaient offerts en série, contrairement au rétroviseur intérieur électrochromatique et au jeu de valises. Du fait de son empattement long, le coupé 3200 GT peut accueillir quatre adultes.

On prend un malin plaisir à remuer le couteau dans la plaie. L’Ottocilindri Quattrovalvole AM585 n’est pas un moteur Ferrari. Il a fait son apparition en 1990 sous le capot de la Maserati Shamal. A son apparition, il sortait 325 chevaux, avant d’être légèrement remanié sur les Quattroporte IV et Evoluzione. Il renouait avec la tradition des V8 Maserati, tout en gardant une petite cylindrée et l’apport de deux turbocompresseurs, comme le voulait la Biturbo. Une sorte de downsizing avant l’heure, sans perte de caractère. Et du caractère, croyez bien qu’avec 370 ch, le V8 de 221 kg en a à revendre.

Que le Coupé 4200 ait hérité de la gestion intégrale ME7 3.2 ne vous aura sans doute pas échappé… Les motoristes ne forcèrent pas leur talent en se contentant de 115 ch/L malgré l’aide des deux petits turbos IHI TTW9. Le contexte y était pour beaucoup. La Maserati 3200 GT ne devait pas supplanter les berlinettes de Maranello. La 360 Modena de 400 ch ne fut présentée qu’en mars 1999 au salon de Genève, en succession à la F355. Dans les deux cas, la 3200 GT se plaçait symboliquement sous ces deux rivales pour ne pas froisser certaines susceptibilités. Mais la 3200 GT cachait un atout de taille dans sa manche : son couple éléphantesque de 491 Nm, à des années lumière des petits atmos de Ferrari.

Lancée avec une boîte mécanique Getrag à six rapports, la 3200 GT n’aura attendu qu’un an pour recevoir une boîte automatique. Pas de boîte F1 Cambiocorsa d’origine Ferrari mais une classique à convertisseur, livrée par une boîte australienne du nom de BTR. Plus lourde de 25 kg, elle a fait bonne figure grâce à sa douceur et sa facilité d’utilisation mais avec cette transmission les performances sont en baisse, à commencer par le 0 à 100 km/h qui passe de 5.4 à 5.7 secondes.

La 3200 GT proposée à la vente fut livrée en Allemagne en 2000 par la concession de Stuttgart, importée dès 2002 en France et toujours en immatriculation française.

Son carnet d’origine est disponible ainsi que la dernière facture d’entretien de 2017.

Parfait état de fonctionnement, aucun trou à l’accélération ou défaut à constater.

N’affichant que 56000 Km d’origine.

Cette 3200GT dans sa très séduisante combinaison gris métallisé avec cuir noir et boite mécanique est prête à prendre la route.

Vendue.