La Porsche 928 est née de la volonté des dirigeants de l’époque, en particulier Ernst FUHRMAN, le créateur du 4 cylindres à plat double arbre des Porsche 550 et 718 de sortir de la monoculture 911 du constructeur de Stuttgart. En effet, estimant à cette époque que l’architecture moteur en porte-à-faux arrière a peu d’avenir, les dirigeants de Porsche cherchent une alternative et optent pour le concept d’une GT à moteur à l’avant refroidi par eau.

Ainsi, dès 1971, le projet 928 est lancé. Le chef designer est Anatole LAPINE, un ancien de GM. C’est à lui que l’on doit la ligne de l’auto. Par ailleurs, les techniciens, pour des raisons d’équilibre, s’entendent pour repousser la boite sur l’essieu arrière. Le moteur et la boîte sont reliés entre eux par arbre rapide qui tourne à la même vitesse que le vilebrequin.

En 1989, la Clubsport est remplacée par la GT qui reprend un peu de poids mais s’afinne sur d’autres points. Le V8 reste à 5.0 L mais sa puissance est portée à 330 ch à 6200 tr/mn grâce à de nouveaux arbres à cames. Le couple maxi ne change pas mais se trouve décalé 1000 tr/mn plus haut et l’étagement raccourci de la boîte de vitesse manuelle (seule disponible) est conservé. On remarque également de nouvelles jantes forgées en magnésium, plus légères, des amortisseurs Sport B6 de Bilstein et un nouveau différentiel variable piloté électroniquement (PSD). Plus caractérielle et sportive, cette version vendue neuve un peu plus de 600.000 Francs (!) est sans doute le meilleur choix pour ceux qui aiment la conduite sportive et permet même d’envisager quelques sorties circuits sans modification majeure grâce à un freinage remarquable. De la 928 GT naîtra quelques années plus tard la fabuleuse GTS.

Le long capot s’étend à perte de vue et pour prendre ses repères il est judicieux de relever les yeux de grenouilles qui font office de phares lors des premières manoeuvres, conseil d’ami ! La visibilité vers l’arrière est en revanche très bonne pour un coupé. Merci aux deux vitres latérales de part et d’autre du hayon, aucun angle mort n’est à déplorer et l’aileron indique l’extrémité de la voiture sans trop perturber la rétrovision.

L’assistance de direction donne une perception très fine du placement du train avant et la 928 parvient finalement à faire oublier sa masse conséquente. D’autant que le freinage se montre lui aussi encore tout à fait dans le coup par son efficacité et sa facilité de dosage. L’ABS, généralement fournit en série sur les 928 S4 et GT, ne se montre finalement pas si intrusif que ça compte tenu du potentiel d’accroche des pneus en 225 à l’avant et 245 à l’arrière. Même si la motricité peut se montrer critique sous la pluie, le différentiel autobloquant sera un précieux allié du pilote sportif. Pour les autres, il suffira de conduire « léger » et tout se passera, normalement, bien. La pédale d’embrayage lourde et le fonctionnement viril du levier de vitesse des premières 928 ont été adoucis avec le temps mais la S4 présente toujours des commandes assez fermes.

 

La 928 GT proposée à la vente a été immatriculé en Septembre 1989, elle fut la propriété d’un des cadres de l’usine Porsche à Stuttgart,

Elle sera ensuite revendue à un Luxembourgeois qui la cédera quelques années plus tard à un de ces amis toujours au Luxembourg.

N’affichant que 138000 Km d’origine et disposant de son carnet d’entretien complet, factures et de l’ensemble des manuels d’origine.

Cette très belle 928 Gt ne fut produite qu’à 1300 exemplaires de 1989 à 1991.

Dans cette très belle combinaison Diamond blue avec cuir noir,

Elle est dotée entre autres

– des suspensions sport,

– des sièges chauffants avec cuir drappé

– radio Blaupunkt

Surement une des plus belles GT de l’histoire, à ne pas rater.